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A beautiful journey ... Ironic or not ? [Scotty]

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MessageSujet: Re: A beautiful journey ... Ironic or not ? [Scotty] Ven 24 Juin - 18:37

Tu ne pensais pas qu’il pourrait gober si facilement la théorie de la table et de la chute. Tu continuait cependant de lui mentir, alors que pourtant, ton mensonge était bien plus gros qu’un immeuble et n’importe qui se serait énervé du fait de se voir se faire mentir au nez. Tu continuais quand même parce qu’après tout, si tu pouvais éviter d’étaler ta vie et tes sentiments sur la table à n’importe qui, que dis-je, à celui qui ne cherche rien d’autre que ça et à qui ça ferait le plus plaisir, comme ça. Mais si cette fille – une garce à tes yeux à présent, puisque pour toi, elle n’avait pas besoin d’intervenir dans tes affaires et puisqu’elle l’a fait elle est devenue une ennemie à tes yeux… quoi que ton côté sentimental te fasse dire le contraire et qu’au fond elle t’as bien plus aidé que n’importe qui d’autre, qu’elle a permis à une de tes nombreuses portes blindées autour de ton cœur de s’ouvrir et que sans doutes, le jeune Dae Ki pourras toujours la remercier pour ça – n’avait pas pris la peine d’intervenir, sans doute que votre discussion se serait arrêté là, qu’il n’aurait pas posé de questions. Tu le pris très mal et tu t’en pris donc violement à elle, pour toi, elle n’avait pas à intervenir de quelque façon qu’il soit et elle ne te connaissait même pas par-dessus le marché. Tu ne supportais pas qu’on se mêle de tes affaire, qu’on se mêle de ce qui ne regarde pas les autres, encore moins dans le but de satisfaire le plus grand désir de l’autre.

Tu avais saisi sa main, sans doute parce que c’était plus simple comme ça. Qu’est-ce que ça signifiait vraiment ? Tu ne voulais simplement pas qu’il s’éloigne de toi-même si au fond tu ne pouvais pas le lui cacher bien plus longtemps maintenant que l’autre avait cafté. Doucement, tu caressais ses doigts, histoire de ne pas oublier la sensation des tiens, mais aussi de lui montrer que ça irait, que tu en avais l’habitude et qu’une fois de plus tu allais t’en sortir tant bien que mal. « …Et toi tu es idiot à un point de juger mes réactions sans même me connaître. Tu ne sais pas comment je réagirais, alors ferme-là. » Ouais, cache et direct, mais tu étais loin, très loin même d’être froid dans tes mots au contraire tu l’avais dit d’un air pensif, comme si tu pouvais t’imaginer une seule seconde que le plus vieux pourrait s’intéresser à d’avantage que ton petit cul. En effet, tu aimais le fait qu’il ne t’abandonne pas, qu’il s’accroche à toi comme une moule à son rocher – notez ma belle métaphore perverse – alors que toi, tu étais bien plus froid qu’il ne l’étais avec toi. Enfin, bref, quoi qu’il en soit, tu te refroidis malgré tout lorsqu’il commençait à se confier à toi, lorsqu’il commençait à jouer avec les aveux et avec les choses douloureuses. Tu lâchais alors ses mains et mangeais en ignorant un moment, laissant un blanc s’installer. « Joues pas comme ça. C’est d’la pitié et j’en veux absolument pas. C’est pas pour rien que tu dois pas savoir, alors c’est pas la peine de jouer à ce jeu là avec moi. Quoi que t’ai fait, ça te regarde, te force pas à me dire les choses parce que j’t’ai dévoilé un petit bout de mon passé. »

Tu n’osais simplement pas le regarder, tu n’avais même plus particulièrement faim. Tout se mélangeait dans ta tête, à un tel point que tu ne te rendais pas compte tout de suite à quel point tu devenais méchant et blessant dans tes mots, et dans tes réactions. Ne lui laissant pas le temps de répliquer, tu rattrapais alors sa main en relevant la tête vers lui, un long soupir s’échappant de tes lèvres. « …Mah. J’suis désolé… J’me suis emporté, j’aurais pas dut te parler comme ça. » Doucement, tu t’allongeais un peu plus sur le dossier de la chaise et tentais de sourire un peu plus franchement. Une seule main lui tenait la sienne, jouant avec ses doigts nerveusement – sans doute – la seconde préoccupée par la nourriture que tu portais à tes lèvres. Doucement, tu fixais un moment ses lèvres, sans gêne toujours, alors qu’à son tour il mangeait. Tu ne pu t’empêcher de pouffer de rire. « Yah. Espèce d’idiot, tu t’es mis du ketchup sur le nez … » Ne lui laissant pas le temps de réagir, tu te penchais alors pour cueillir le liquide rouge sur son nez avec ton doigt. Après avoir hésité un moment, tu lui tendis le doigt, visiblement amusé par la situation, vos visages étaient proches, de nouveau. Il avait osé te provoquer tout à l’heure, chacun son tour, hm ? « Dis toi que les rôles pourraient s’inverser … Et que ce ne serait pas du ketchup… » Encore un sous-entendu ? Certes.

Qu’est-ce qu’il y a Scotty ? Ton cœur bats si vite quand tu sens son souffle contre ta peau… Froid, tellement froid. Ne prend pas ce petit détail en excuse, elle n’est sûrement pas valable. C’est autre chose qui est caché là-dessous.


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MessageSujet: Re: A beautiful journey ... Ironic or not ? [Scotty] Ven 24 Juin - 23:12

égoïsme: Le fait de tout vouloir ou garder pour soi sans partager avec les autres. Dans notre cas, le fait de voir la serveuse mettre son grain de sel dans notre histoire alors que tu détestais ça. Si ça avait été le contraire, j'aurais été comme toi et j'aurais traité la serveuse comme une moins que rien. C'était si facilement par le passé de traiter les gens ainsi comme s'ils n'avaient aucune valeur. Et maintenant c'est dure de prendre son mal en patience et se dire que tout changera. Pourtant dans ma situation, j'aurais voulus faire le mec dégelasse et te forcer à parler, retrouver ces personnes qui t'ont agressés et leur régler leurs comptes. Mais non. Je remerciais silencieusement la demoiselle d'allumer ma lanterne et me permettre de savoir. Toi, par contre, tu devais la haïr d'ouvrir la bouche. Sais-tu seulement que ma curiosité va au-delà de la parole ? Que je n'aime pas que l'ont te fasse du mal ? ça m'énerve. Même si tu me porte peu d'intérêt et que tu me trouve embêtant à toujours vouloir savoir. Qu'est-ce entre nous ? Un jeu débile, ne pas satisfaire l'autre aussi facilement ou pas du tout. Tu sais que cela me ferait plaisir de connaître un bout de ta vie alors tu fermes toutes les portes pour m'empêcher d'entrer dans ton coeur. Je n'ai pas le clé, ni la force suffisante pour les faire céder. Pourtant je continue à essayer le tout pour le tout. Je cherche à te faire craquer et tout me raconter. Mais toi, tu tiens toujours. Et la voir en dire trop te met en rogne, tu t'énerve contre elle comme si la pauvre n'avait rien à faire ici. Cette fille qui pensait aidé se fait refouler. elle ne pensait pas à mal et tu l'as blesse. Au fond, c'est ainsi que tu te défends. C'est ainsi que tu empêches les autres d'aller trop loin. Moi aussi. Tu me barres la route.

Cette sensation de contradiction quand tu me prends la main. Le froid rencontrant le chaud. Pourquoi tant vouloir que je reste alors que tu te fermes comme une huître ? Si tu ne veux pas de moi, ça ne sert à rien de t'accrocher ainsi. J'ai beau le penser, je ne saurai te le dire. ça me convient de te voir si possessif. Mais pourtant j'ai l'impression de me mentir. Tu ne fais pas ça par politesse, juste parce qu'elle t'y obliges. Celle qui venait de trop en dire. Je m'en doute, tu aurais scellé tes lèvres si elle-même en aurait fait pareil. Contrariété, le fait d'être irrité par un évènement négatif imprévu. Je n'arrive pas à savoir pourquoi tu es si silencieux sur cela. Aurais-tu peur que je juge ou que je cafte tout ? Ce n'est pas mon genre de tout répéter. Pas quand ça te concerne. certes, je fus un minable qui en avait rien à faire des autres mais ... Je me borne à croire que c'est fini maintenant. Me pinçant les lèvres, mon regard se pose sur ma main et la tiennes, tes doigts caressant ma peau gelé. Pourquoi la tenir si elle te fait mal ? Lâche-là donc plutôt que t'alourdir d'un fardeau. évidemment que je ne le sais, puisque tu ne veux pas me le dire. Ce n'est pas facile de t'avouer cela et tu m'ordonne de la fermer ? Je pige toujours pas ton comportement et ne te comprendrai sûrement jamais. Pourtant je me la ferme. Enfin, sur le coup. Je tenais quand même à te dire cela, pas pour t'énerver. Loin de moi cette idée. Mais tu le pris très mal. Qu'avais-je dis de mal ? Me confier est si chiant pour toi ? je saurai que me taire est la meilleure façon de t'approcher. Je me rembrunis à tes mots, comme une flèche transperçant mon coeur de glace. Même si je me le cache, ça fait mal. Le son de ta voix, cette froideur, cette façon de parler. Tout me donne l'impression d'être indésiré. à quoi je sers si je ne suis qu'un inconnu parmi tant d'autre ? à chacun de tes mots, je baisse les yeux, fixant mon plateau. Ma main libre attrape un nuggets et le réduit à l'état de miette. Canaliser sa colère. Se voir comme un parasite. Ce sentiment se renforce toujours plus. Me forcer ? Je n'aurai rien avoué si c'était le cas. Alors pourquoi mon coeur se serre de la sorte, cette impression de malaise le lancinant brutalement. Je tente difficilement de reprendre mon souffle pour ne pas craquer. Une longue inspiration que je voulais silencieuse et discrète. Mes dents se mettent à torturer ma lèvre inférieure. Cette douleur calme toute les autres. Cette douleur répare ce vide grandissant.

Même si j'ai faim, je n'ai plus trop l'envie de manger. Je fixe la nourriture d'un regard absent comme si elle allait disparaître de ma vue. Elle n'avait plus grande importance à présent. Me remplir l'estomac ou le laisser vide, ça revient au même. Je repense juste à tes mots, ta voix et cela me contrarie toujours plus. Une blessure qui finirait par s'effacer. Un souvenir que je finirai par gommer. De nouveau, tu reprenais ma main. Je me suis retenu de la retirer, sachant que cela serait mal. Fallait savoir passer à autre chose, mettre un masque si cela est nécessaire. Mentir pour survivre, mentir par plaisir. Me forçant à te regarder, je laissai un soupire m'échapper, détournant au final mes yeux. « Maintenant que c'est dit ... » Le ton de l'indifférence, comme si cela ne me faisait rien. Me voila à jouer un rôle, celui de l'idiot qui oublie toujours le passé. Peut-être que mentir est plus facile qu'avouer. Peut-être que te mentir serait plus simple que me forcer. Je te rendis ton sourire -quelque peu faux-, me gliffant intérieurement pour réagir autrement. Te voir manger activa cet automatisme qui fut de t'imiter. Doucement, je pris quelque chose en main pour le porter à mes lèvres. Sans même avoir de manière. à ta remarque, je me mis à loucher sur mon nez, remarquant la sauce rouge. Ton rire. Voila quelque chose qui me sort de mon état d'égarement. L'aiguille ralentit. Je te vis recueillir le ketchup sur mon nez avant que je réagisse par moi-même. Ton hésitation me fit doucement sourire. Que comptais-tu faire avant de me tendre ton doigt ? « Dis-toi que si c'était le cas, ce ne serait pas comme ton doigt ... » Un autre sous-entendu pour répondre au tiens. à quoi pensais-je en disant cela ? Seulement t'agacer. De ma main libre, j'attrape celle que tu me tends et porte ton doigt à mes lèvres. Je fis exprès de le suçoter avant, passer ma langue dessus avec lenteur. Puis je te le rendis et souris en coin. Faire la différence entre ses sentiments et ses envies. Finalement, je devais séparer les deux pour ne plus m'embrouiller.

Lâchant un soupire, je porta mon attention sur mon plateau. Je n'avais plus faim. jetant un coup d'oeil autour de moi, je me mordille la lèvre. «Tu veux aller où après ? » Je ne te regardai pas. Mon attention se posait sur la serveuse puis sur les tables près de nous. je n'avais pas prévu le reste alors je te laissai choisir. Tant que l'on bougeai un peu. Rester assit me donne des fourmis dans les jambes. Et encore, si ce n'était que là.
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MessageSujet: Re: A beautiful journey ... Ironic or not ? [Scotty] Lun 27 Juin - 4:27

Tes yeux se plissèrent doucement. Tu n’étais pas fatigué loin de là mais tu devais fermer les yeux sur ce qui te semblait compliqué, sur ce qui ne te concernait pas à ce moment précis. Tu n’étais même pas le genre de personne à te soucier du lendemain, tu vivais seconde par seconde, mordant la vie à pleine dents, jugeant que parce que tu n’avais jamais vraiment eut le passé, ni même le présent ou le futur que tu voulais te donnais le droit te péter plus haut que ton cul et de te permettre de croire que tu méritais certaines choses plus que d’autres. Pour toi, la plupart des gens n’étaient que des jouets quotidiens pour t’amuser, ou pire encore, des passe-temps dont tu ne connaissait même pas le nom et que tu ne reverrais sans doute jamais. Heureusement d’ailleurs que la vie n’est pas toujours la même, parce que si il y a bien quelque chose que tu ne supportais pas c’est bien la routine, le train-train quotidien. T’ennuyer t’ai complètement insupportable, ça ne ferais même pas parti de ton vocabulaire, ça te répugne et t’agace au plus haut point. Il fallait bien dire que le plus vieux t’intriguais, il sortait de l’ordinaire dans tout les sens du terme. Il te plaisait bien plus que les autres, que ce soit par son physique, sa faculté extraordinaire qui lui permettait d’être si froid, mais aussi son caractère que, malgré lui, tu avais bien vite cerné dès les premières minutes où vous aviez parlé pour la première fois. Si au moins tu pouvais te vanter d’une chose, c’est bien d’avoir gouté à ses lèvres – même par pur hasard & par chance dans un métro bondé de monde & dans des secousses incroyables dues à un magnifique petit problème technique qui vous as fait rencontrés et bavarder pendant deux petites heures de rien du tout, durant lesquelles vous vous êtes échangés vos numéros pour qu’il t’envoie quotidiennement des messages pour que tu les ignorent habituellement – alors qu’il les possédaient encore bien chaudes. Tu t’en dirais presque que tu étais un héros juste pour avoir eut une occasion pareille ; oh, ça oui. Tu pouvais en être fier. Seulement, désirais-tu encore une fois les toucher de cette manière, avoir une douce chaleur contre la tienne, un souffle chaud mêlé au tien etc… ? Je n’en doute pas, inutile de vouloir le mentir. Mais cette différence de chaleur te plaisais tellement, que de toute façon, ça importait peu. Pour le moment en tout cas.

Il avait pris ton doigts entre ses lèvres. Tu le lui tendait alors qu’il y avait ce liquide rougeâtre à son extrémité. Tu sentais alors tes dents de l’avant s’enfoncer presque comme par un automatisme incontrôlé dans la chaire tendre de ta lèvre inférieure. Qu’est-ce que ça pouvait te plaire…Ton regard le suivait lentement, enregistrant le moindre petit millimètre parcouru dans un coin de ta boite crânienne. De longs frissons te parcourant le long de l’échine dorsale en sentant cette langue glacée te caresser l’épiderme de ton doigt. Même ça, tu n’arrivais pas à le trouver désagréable. Pour toi, cette faculté était de loin un problème. Ca te plaisais même qu’il en possède une pareille. Et puis… Toute cette mise en scène là ; et vas-y que je te suçote par-ci et que je passe ma langue tout le long avec une lenteur extrême qui, au fond, te tapais sur le système toi qui ne supportait pas d’attendre ou de désirer quelque chose. Encore une fois, le plus vieux était une exception à la règle, sans doute une des très légendaire personnes à en faire parti – si ce n’est la seule… Il te rendit ton doigt doucement et tu ne pouvais t’empêcher de sourire d’avantage. « Hm … Méchant-méchant pervers qui ne pense qu’à ce que je vienne lui faire des choses pas catholiques hm ? » Une question, pas vraiment. Tu te foutais vraiment de sa gueule et tu étais bien loin de t’en cacher, au contraire. Le provoquer et le voir y répondre t’amusais d’avantage. Qui aurait pus croire qu’il n’y avait à peine que quelques minutes tu étais mou, flasque et presque sans vie et que déjà tu te remettais à faire des sous-entendus cochons pour amuser ton petit esprit sadique et t’amuser d’avantage avec ses moindres petites réactions.

Où voulais-tu aller ? Bonne question, Dae Ki. Et toi, tu n’en savais pas plus que lui, tu étais au même stade et tu le regardais un long moment dans les yeux avant de sourire comme un idiot heureux. Une envie massacrante de lui répondre quelque chose d’absolument débile, de pervers et encore plus provocateur qu’auparavant. Un bar à striptease, par exemple ? Oh, c’était bien là ton genre. Et le pire encore c’est que personne n’y verrais jamais rien, puisque tout semblais naturel venant de toi. Mais ton regard fut bien vite interrompu, ou plutôt, vos échanges de regards. Il avait l’air gêné ou, quelque chose le dérangeait. Puis, il ne mangeait plus, il ne devait plus avoir faim. Tant pis, ce n’était plus vraiment ton cas, le désir commençant vraiment à te démanger les lèvres – si ce n’était que ça, mais restons poli – et donc, sûrement vallait-il mieux pour vous de bouger. Doucement, tu perdais ton sourire. « …Je te proposes pas d’aller chez moi, c’est pas très chaleureux. Donc… » Tu poursuivis avant qu’il ne dise quoi que ce soit. « Si tu me lâches maintenant, je disparais dans la nature et même si tu le voulais tu pourrais pas me retrouver. » Doucement, ta main lâchais la sienne, un large sourire coquin se dessinait sur tes lèvres. Tu te levais et te mettais devant lui, te baissant à sa hauteur pour, enfin, lui voler un doux baiser. « Arrêtes de regarder la serveuse, ça me tape sur le système. Elle te plais plus que moi, c’est ça ? Yeobo~ » Provoque, Scotty, provoque. Si tu continues, il va vraiment te violer contre un mur, là ici, tout de suite et devant tout le monde. Oh, viol… ? Non, même pas, tu serais le plus consentant du monde… Tu te redressais et adressa alors un magnifique, splendide et le plus franc possible majeur à la serveuse avant de te tourner vers le coréen.

« Je veux aller chez toi, en fin de compte. » Lunatique en plus. Babo.


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MessageSujet: Re: A beautiful journey ... Ironic or not ? [Scotty] Lun 27 Juin - 19:56

Qui suis-je pour juger les apparences ? qui suis-je pour me moquer de tant de monde ? Un gars qui vit comme bon lui semble, un rebelle qui se croit un messie. un malheur ou un fleau que bon nombre de personne aurait préféré ne pas rencontrer. Des vies brisées par tant de mépris, des sourires sadiques pour des regards dédaigneux. Qui étaient-ils pour avoir mérité cela ? Qui étaient-ils pour que je les juge ainsi ? De simple personne, peut-être un peu trop à mes yeux. Quand je regarde ces gens aujourd'hui, ils ont l'air ordinaire, sans histoire ... Comme tout les autres. C'est pour cela que je les faisais souffrir. Parce qu'ils n'avaient pas l'air de piger ma douleur. Maintenant cela est fini? J'ai beau me le répéter chaque minute, c'est comme un cas de drogue, on fini toujours par retomber dedans. Des années à se mentir, à se voiler la face, à se dire que papa cesserait comme maman continuerait. Et toi. Le garçon aux regard de félin. Tu es la perle rare dans ce tas d'incapable. Cruel ou honnête. J'ai toujours été ainsi. L'homme derrière moi, l'enfant près de sa mère, la serveuse... Tous n'ont pas de place dans mon estime. Toi, oui. Peu-être ne le sais-tu pas, peut-être ne le comprends-tu pas, peut-être ne le vois-tu pas. En tout cas, tu es bien plus qu'un mystère pour moi et j'ai peur de le résoudre de si tôt. Tu ignores ma raison, c'est mieux ainsi. Tu te demande pourquoi je te colle, continue à te le demander. Je n'ai pas de réponse à ces questions, même pas d'hypothèse alléchante. Juste de vague mot d'incompréhension qui ne feront que te faire douter. Dis-toi juste que tu n'es pas en trop dans mon esprit, que tu es même au sommum de mon estime. Est-ce un bien ? J'en sais rien. Je ne sais même pas ce qui est bien ou mal pour moi. ça fait bien trop longtemps que ma vie perds de son sens. Tantôt délinquant, tantôt vaurain, tantôt pécheur. Qui suis-je alors ? C'est sur, ce n'est pas toi qui pourras me le dire. Mais j'aime le croire quand je te regarde. J'aime me convaincre que je pourrais changer avec toi. Toi le félin qui n'est point apprivoisable. Après tout, tu sais des choses que les autres ignorent, des choses qu'ils fueraient par crainte. Pourquoi pas toi ? Pourquoi t'accrocher à moi alors que je suis si froid ? Ce geste me réchauffe le coeur malgré qu'il soit gelé. Comment je peux vivre ? Le corps n'est pas fait pour ce genre de température. Moi-même est un mystère mais j'aime me dire que cela puisse t'intriguer. Et que au fond, ça te plaise d'une manière ou d'une autre. Manière qui m'échappe bien souvent mais que je ne cherche pas à rattraper. Donne moi juste de l'intérêt comme tu ne l'as jamais fait. Ou comme tu aurais dû le faire dans ce métro ce jour là. Ouvre un peu les yeux et analyse moi. Dis-toi que je pourrais être différent des autres. peut-être une sangsue mais n'est-ce pas une bonne chose ? Ainsi que tu ne connaitras pas l'abandon avec moi.

Il ne fallut pas longtemps avant que le doigt que tu me tendais finisse entre mes lèvres. Un geste pas très réfléchit mais plutôt automatique. Depuis le temps que tu me taquine, je ne cherche plus à me retenir. De la provocation ou une faute d'inatention ? Qu'importe. ça relevait d'une légère envie que de faire cela. une envie indescriptible et impronoçable que je garderai surement pour moi. Toi dont l'esprit est déjà pervertie, pas la peine d'en rajouter d'avantage avec des paroles tordus. Les gestes suffisent. Ce suçotement, ces lèchements. Ils n'étaient pas innocent et tu devais t'en douter. Qu'importe. Je n'étais pas un saint de tout évidence. Et puis, la lenteur de mes mouvements devait te faire languir. Ce qui, à l'évidence, m'amusai comme un gamin. Tes frissons, tes réactions. C'était tentant de cesser à présent pour te rendre ton doigt. J'en oubliai presque ce que tu pouvais ressentir. Le froid. Comme si tu devais passer un glaçon sur ta peau. Ironique. Hilarant même. Mais je n'en riais pas, ou surement dans mon fort intérieure. Ta remarque me fit sourire. Méchant pervers avec des idées tordus ? Idiot, tu en es le créateur. Toi seul devrait être coupable de me faire penser ainsi ... Peut-être en es-tu pas conscient. D'un simple haussement d'épaule, je me contente de ricaner doucement avant d'ouvrir la bouche. «Méchant félin. C'est de ta faute si je pense comme ça » Le coin de mes lèvres s'élargit. Ne vas pas croire que je pense qu'à ça. C'est toi qui en parle avant tout, et ça ne se résume pas à autre chose. Me provoquer t'amuse. Tu sais que j'y répondrai, même si je fais semblant de t'ignorer. Sale félin aux sous-entendus disproportionnés. T'ignorer devient presque impossible... Tu n'es pas une personne ignorable, bien au contraire. Cela m'aurait agacé. Ne pouvoir faire une croix sur une chose qui ne devrait pas avoir de grande valeur. Mais tu as une valeur différente des autres, un petit quelque chose qui te rends exceptionnel. Ce petit quelque chose qui fait broyer du noir le petit gangsta en moi. Comme une peur qu'il s'efface et que je redevienne banal.

Où voulais-tu aller. Voila une question qui semblait idiote. Je m'attendai à une réponse toute aussi stupide. Une idée mal placée ou un choix déjà réfléchit. Après tout, je ne m'attendai pas à ce que tu me dises d'aller jouer dans un parc ou aller boire un café aux alentours. Ce serait trop .. Calme ? Le mot n'est surement pas le bon mais c'est ainsi que je le conçois. Peut-être que ça ne me convaindrai pas ? J'en sais rien et je m'en moque. Ton regard ne me donne pas de réponse, ni même ton sourire. Quoique, il pourrait en dire long. Mais je le quittai pour aller en chercher d'autre. Des autres moins desirable que le tiens. Celui du voisin par exemple. Certes, il ne m'était pas adressé mais c'était un rictus quand même. Celui du gosse en face... Il ne le garde que pour son jouet. Ta voix me ramène à toi et je daigne enfin t'observer en silence. Ne pas aller chez toi ? Je n'ai jamais demandé le contraire ... Bien que l'envie m'est déjà frôlé les lèvres. Voila une remarque qui ne manque pas de me faire de l'effet. Disparaitre sans te retrouver si je lâche ta main ? Même si ça me semblait stupide, la panique qui me retourna le coeur m'en confia le contraire. Tu savais jouer avec les mots. Me contrôler. Ne pas prendre ses mots au sérieux. Tenter de ne pas le fixer comme s'il t'obsédait. Et pourtant, un long frisson parcourra ton échine tandis que mes doigts lachaient les tiens. La crainte de le voir disparaitre sous tes yeux ? Pourtant je ne le regardais plus. Je fixai un point près de la serveuse. Peut-être son sourire constant, même après l'insulte du félin. Qu'importe. Une fois devant moi, cela n'avait plus d'importance. Une fois tes lèvres sur les miennes, cela m'était égal. Ainsi la gêne prend le dessus, et je me met -malgré moi- à bégayer. Je déteste ça, répéter les mots à la suite parce qu'ils ne veulent pas sortir. Voila que le rouge me monte vite aux oreilles et que l'envie de me taper la tête contre la table fasse surface. «C-c-ce n'est p-pas ça ... » Impossible de dire plus. Impossible de rajouter. Je me sens juste minable face à toi. Toi qui parle si facilement comme si rien de pouvait te déranger. J'ignore pourquoi mais mon regard peigne à trouver un appuie où se tenir. Peut-être la colère qui brulait mes membres ou l'agacement qui engourdissait mon cerveau. Faible et incompétent. Même pas capable de répondre à cette provocation. Cette serveuse ... Je m'en moquais éperdument. Et je ne fus pas triste quand je te fis l'agresser de ton doigt. Chose surprenante pour elle, je l'ignora comme si elle n'avait jamais existé. La pauvre devait se sentir mal et je ne voudrais voir son visage déconfit.

Chez moi ? Cette nouvelle me fit l'effet d'un boomerang. Ne t'avais-pas déjà proposé cela ? Si. C'était de ma faute. Pas que je ne veuille pas de toi dans mon appartement... Mes dents emprisonnèrent ma lèvre inférieure et je glissa ma main dans ma poche. un billet entre les doigts, je le dépose sur la table puis saisit ton poignet. Peu importe qu'il faut débarrasser ou payer directement à la caisse. Je ne l'ai jamais fait par le passé pour embêter tout le monde. Quittant le mcdo -avec mes affaires-, je m'en éloigne rapidement avant de ralentir le pas. «Je te préviens ... Ne râle pas si je change d'avis au dernier moment. » Ne râle pas si je décide de ne plus aller chez moi. Ne râle pas si en le voyant je décide de fuir. Mon père est un débile. Il n'aime rien ni personne. Voir deux mecs ensembles main dans la main ? C'est comme s'il voyait deux gays ensembles. Pas la peine qu'il te jete comme un malpropre ou qu'il use de ses poings pour me faire passer un message. Pas la peine que tu assiste à un réglement de compte fréquent ou à une image détestable de cet être dispensable. à nouveau je me mordis les lèvres tandis que je cherchai la sortie du centre commercial. Pourquoi aller si vite ? Je mettrais la faute sur la foule et le fait que je n'aime pas ça ... C'est plus simple que ce trouver une excuse.
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MessageSujet: Re: A beautiful journey ... Ironic or not ? [Scotty] Mar 28 Juin - 1:25

« Méchant félin… Oh, yeobo. Si c’est pas cute ça, tu te mets à me surnommer bêtement like the lot of girls qui se croient supah pretty et qui joue encore au barbies ~ » Ah écoutez-moi ce petit félin avec un accent anglais qui faisait bien souvent tout son charme. Et d’ailleurs, souvent, tu ne t’en rendais même pas compte et, lorsque tu t’énervais la plupart du temps, tu te mettais à radoter des choses en anglais ou simplement, à les qualifier par ce qu’elles sont. Une assez vieille habitude tout compte fais et qui pouvait te rendre attachant. Bon, c’est vrai que quand tu parlais coréen, il y avait déjà ce petit accent anglophone, même le plus léger soit-il, mais dès que tu parlais anglais… Il n’y avait jamais aucune faute de vocabulaire, d’orthographe – c’est surtout que tu ne connais pas vraiment les hangueuls, et que souvent, tu abandonnais toute forme d’écriture, le coréen étant une langue particulièrement chiante et ennuyante pour toi. Tu le trouvais bizarre, non pas que ce soit la première idée qui t’en viendrais à la tête… C’est juste que tu trouvais ses réactions bien trop louches à ton gout. Tu restais alors penché un long moment au dessus de lui, à le fixer si près de son visage. Il t’évitais, toi et ton regard fourbe. Malin, Scotty, ça tu l’as toujours été, tu cherchais à captiver son attention, à l’attirer vers toi mais à chaque fois que tu tentais une approche, il détournais la tête ou le regard. Tu soupirais alors d’agacement, jusqu’à saisir ses lèvres doucement entre les tiennes. Tu avais fermé les yeux un moment, le baiser était plutôt bref, tu ne pouvais pas le lui offrir maintenant. Ce n’étais pas le moment et ce n’était pas l’endroit… Et puis, pour avoir un de tes fameux baisers, il lui faudrait désirer encore un peu. Ce n’est pas le genre de baiser que tu fais à tout viens, c’est surtout quand l’envie t’en prend et… Quand la personne concernée te plaisait considérablement. En fait, tout était déjà le cas, mais c’est juste que tu n’en avais pas l’envie, pas ici et que tu ne désirais rien d’autre que de te faire encore plus désirer du plus vieux. Il se mit à bégayer et à t’éviter d’avantage. Tu arquais alors un sourcil avant de faire un magistral doigt d’honneur à la serveuse. Elle te tournais alors le dos, comme choquée – non, attends, ça t’étonnes tant que ça ? – de se faire insulter autant en l’espace de quinze minutes.

Il avait attrapé ta main, assez brusquement après avoir plaqué contre la table un billet. Il n’allait pas payer à la caisse et débarrasser le plateau ? Tu avais à peine eu le temps de te poser la question que tu étais déjà loin. Tu supposais alors qu’il faisait encore différemment des autres ça te plaisait d’avantage. Il était pressé, te semblais-t-il en tout cas. Doucement, tu essayais de le freiner un peu, qu’il lâche au moins un peu plus ton poignet, qui commençait vraiment à se faire de plus en plus douloureux à chacun de ses pas – qui d’ailleurs étaient bien trop grand par rapport au tiens qui se faisait plus hésitant. Tu ne savais même pas où il t’emmenait et cette façon de faire était bien trop étrange. Arrivé à un carrefour, non loin de la sortie tu attrapais sa main et tu le tirais plus violement en arrière. « Yah. C’est quoi tout ça ? Marche pas si vite, on a le temps ! » Tu te massais doucement le poignet, douloureux & encore un peu rouge due à ta subite ( j’aime ce mot ! ) agression de tout à l’heure. Tu relevais le visage vers lui, sans lui lâcher sa main. « Ca veut dire quoi tout ça… ? Si tu veux pas, laisse tomber… Mais ça sert à rien de me cacher quelque chose, si je dois pas savoir, alors on y va pas et puis c’est tout ! » Tu disais ça à la légère, mais te rendant compte de l’impact que ça pouvait faire, tu poursuivis alors. « … Je voulais juste savoir où et comment tu vivais… » Tu haussais les épaules et détournais à ton tour le regard. En fait, tu n’avais pas l’habitude de t’inviter chez les gens comme ça, tu tournais toujours les choses à ton avantage pour qu’on t’y invite, même si au fond de toi c’est ce que tu voulais depuis le début… Lui, il était différant, il n’avait pas l’air d’avoir envie de t’inviter chez lui, et quelque soit sa raison, tu n’arrivais pas à comprendre alors ça t’agaçais au plus haut point. Si il était pauvre, ça ne te dérangerais pas, mais encore fallait-il que ce soit cette raison là. Tu ne pouvais pas savoir ce qui se cachait là-dessous, encore moins quand il s’agissait d’histoire familiales. Tu n’as jamais été doué sur le sujet là, alors je ne vois pas pourquoi du jour au lendemain ça allait changer. Toujours rejeté par ton père, confondu avec cendrillon par tes nombreuses belles-mères et complètement jaloux de ta sœur parce qu’elle a toujours été idolâtrée par ton paternel et que toi tu n’étais qu’un bon à rien, un enfant non désiré, visiblement né du mauvais sexe… Alors, il faut croire que ça laisse des marques. Peut-être que le plus vieux ne te désirais pas chez lui… ?

« Tu m’en veux… ? De. Ahem. D’être si insistant ? » C’était sorti tout seul. C’est pas ton genre Scotty. Hm ?



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MessageSujet: Re: A beautiful journey ... Ironic or not ? [Scotty] Mar 28 Juin - 22:26

Un chat aux poils lusants sous les artéfacts de la lune. Un chat aux humeurs changeantes. Un chat errant qui ne sait sur quel pied danser. Un chat sauvage s'enfermant dans un monde éloigné. L'impression d'avoir en face de soit un félin qui joue de tout. Comme un chat s'amuse avec une souris. Comme un chat rit de ses ennuies. Ton petit accent anglais me fit chavirer. Voila quelque chose qui m'était inconnue ou très peu exploré pour que je puisse m'en souvenir. Mais bon ... L'anglais était la pire matière que j'ai connu à l'école, le truc impossible à apprendre. Te dire que ça m'amuse ne serait pas un mensonge mais tu te dire que j'ai tout compris en serait un. Donc j'abandonne, me disant que cela n'avait pas grande importance. Que tu parles chinois, égyptien ou martien, tu seras toujours le même Scotty à mes yeux. Certes, je ne pigerai rien mais c'est juste une question de point de vue. Depuis que je suis jeune, j'emploie le coréen à longueur de temps. Généralement pas pour dire du bien. Auparavant c'était une façon comme une autre de se faire comprendre, craindre et apprécier. Des insultes si facile à dire, des mots si blessants à prononcer, des paroles si vexantes à balancer. Maintenant ça relève de la monotonie. Avec toi, c'est juste pour répondre à la provocation, mettre mon grain de sable -ou une plage entière- de partout ou bien même, m'enfoncer dans ma débilité. Fuir ton regard, te fuir par la présence. ça, c'est un geste idiot qui ne manque pas de t’interpeller. Tu as beau être en face de moi, près de moi, contre moi. ça ne change pas mon regard fuyant, mon regard cherchant un repère plus facile que tes yeux de chasseur. Ce simple contact du chaud sur le froid, ce contact de douceur sur la froideur. Me fit réagir assitôt. Ce n'était rien de surprenant, pas venant de toi du moins mais ça suffit pour capter mon attention. Attention qui divaguait depuis un moment. Que tu es fourbe d'attiser mon envie. Que tu es fourbe de jouer à ce jeu. Mais le désire ne m'est pas indifférent, bien au contraire, il est même trop présent. Pourtant, je ne cède pas. Peut-être est-ce la faute de tout ces regards, peut-être ne suis-je pas à l'aise parmi eux ? Je préfère avoir ce point de vue. Je préfère me dire que la raison est simple. Un bégaiement, une envie violente de se taper, une gêne méprisante. Je ne suis pas un grand parleur mais dérailler de la sorte est insupportable. Pendant que tu t'acharnais sur la vendeuse, je torturai un peu ma lèvre. La pauvre ne savait plus où se mettre, tant de regards sur elle. Pourquoi tant de haine ? Pourquoi tant d'ignorance ? Même celui qu'elle pensait sincère se détourne d'elle. La confiance n'est pas une qualité mais juste un moyen de briser.

Pas la peine de rester là à cogiter plus longtemps. Pas la peine de martyriser un peu plus cette demoiselle qui semblait déjà bien mal à l'aise. Si la souris peu contenir le félin, alors elle s'en donnerait les moyens. Mes doigts serrant ton poignet te força à bouger. Un billet sur la table, je ne demandai même pas la monnaie. Qu'importe, ils auront un bon pourboire. Sans te laisser le temps de t'interroger plus sur ma réaction, je m'éloigne de cet endroit, laissant les sales besognes à cette pauvre dame. Dis-toi qu'elle l'a mérité. Oh, ce n'est pas le cas. Sinon ils ou elles l'auront tous mérité un jour dans leur vie. Je ne suis pas compliqué, je fais dans le simple. Je ne me contente pas d'embêter mon monde, je lui impose aussi ma façon de vivre. Prisonnier de mes songes, je ne remarqua pas de suite le mal que je te faisais. Mes doigts gelés empoignant la peau de ton poignet. Mes doigts diffusant doucement l'engourdissement et la douleur. J'étais que trop dans ce monde d'indifférence. Jusqu'à que tu tire brusquement sur mon bras, me tirant de ma rêveries. Marcher moins vite ? Réalisant mon comportement, mes pas se firent plus court, plus lent. Oui, nous avions le temps... Alors pourquoi je me presse autant. Un sentiment étrange compressa mon coeur. De la culpabilité ? Du remord ? Te voir masser ton poignet ne me rendait pas de gaieté. Cette fois, je ne pu détourner mon regard, bien qu'il voulait fuire à nouveau. que les autres te fassent mal m'est insupportable mais te faire subir le même châtiment est bien pire. Idiot, va. Haha, ce franc parler. Quans cesseras-tu de parler ainsi ? Je n'ai jamais dit ça. Je n'ai jamais refusé ta demande. Je n'ai jamais dit de partir. Mais je n'avouerai pas que t'amener chez moi puisse me faire plaisir. Je continuerai juste à me borner du contraire, me disant que tes mots sont sincère. Si je ne veux pas alors on n'y va pas. C'tout. J'haussai les épaules, indifférent à cette question -même si ça en était pas une. « Comme tout le monde. Dans un endroit banal et sans intérêt » Banal et sans intérêt pour moi. Sans valeur et sans attachement pour moi. Juste un appartement semblable à d'autre, sans attache ni repère. Un lieu identique à tant d'autre. « Ne crois pas que je ne veux pas t'amener chez moi ... Mais il y a des choses à éviter parfois. Hm~ Il ne doit pas être là aujourd'hui. » Une façon comme une autre de me convaincre. Il n'est pas là. Il doit boire dans un bar. Il doit s'énerver chez lui ou en public. Il est surement loin de moi, loin de nous. Il est surement occupé à autre chose. Pas la peine de s'inquiéter autant. Un sourire s'esquissa sur mes lèvres. Je ne voulais pas te faire douter avec de tels choix. Ils n'étaient qu'hésitation et mauvaise foi.

Mais ne dit-on pas de laisser ses problèmes famillial à la maison ? Ne dit-on pas de garder ses ennuies pour soi ? Je devrai apprendre à être plus égoïste sur ce sujet là. Après tout, tu n'as pas à savoir. Et que tu te moque de ma vie, de mon passé ou de ma famille m'arrange. Finalement. Je ne suis pas pauvre, je vis de ce que je reçois tout les mois. Je ne suis pas bordélique, chaque chose est à sa place. Je suis juste hésitant et mal habitué. Mai qu'importe. Moins j'y pense, mieux c'est. « Non. Pourquoi je t'en voudrais ? Je préfère que tu sois insistant qu'ignorant. Je me sentirai idiot de n'avoir aucune attention. » Idiot et triste. Perdu et embarrassé. C'est pas mon truc de parler dans le vide. Et puis, ton regard est plus significatif que n'importe quel autre. Mes yeux parcourent ton visage, ils s'arrêtent sur tes lèvres et remontent se plonger dans ton regard. « Allons-y, je vais te montrer où je vis. » Mes doigts caressèren doucement ta peau de porcelaine. Je m'en voulais de t'avoir fait autant de mal par ce contact. Il devient si contraignant, si lourd. Pourrais-tu le supporter encore longtemps ? Mais je ne veux pas que tu disparaisse dans la nature et m'abandonne. Chassant ses pensées de ma tête, je me dirige vers la sortie. Heureusement, mon appartement n'était pas loin du centre commercial. Ce derner se trouvait entre mon logement et mon travail. Dans quelques minutes nous serions là-bas, devant cette porte rougeâtre et ces murs immaculés. J'espère juste qu'une tâche ne vienne pas gâcher cette harmonie.
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MessageSujet: Re: A beautiful journey ... Ironic or not ? [Scotty] Jeu 30 Juin - 22:48

Espérer posséder quelque chose rien que pour soi pour quelques minutes seulement. Ne plus croire une seule seconde que le monde qui vous entourais alors en bon nombre, tellement que l’air en devenait bien vite irrespirable, pouvais en un instant te le voler, comme ça, juste sous ton nez comme si de rien était. Oh, bien sûr, tu ne te laisserais pas faire, bien au contraire, le petit félin rebelle que tu es sortirais tes longues griffes lacérées pour te jeter sur ta proie, ta victime. Dans ce cas là, je ne saurais définir si le plus vieux était la victime ou si ce serait la personne qui te le chiperais. Il y aurait plus de chance pour le plus âgé d’être pris en cible que l’autre, mais pour ne pas te décourager, tu préférais te dire que c’était aux autres que tu ne faisais pas la moindre confiance. C’est assez faux et tu es bien le dernier à le reconnaître. Tu ne te fais même pas confiance à toi-même, alors comment pouvais-tu le faire aux autres. Idioties. Mais l’objet de tes désirs avait beau te plaire, ce n’est pas pour autant que tu te laisserais faire au moindre de ses caprices. Tu jugeais d’ailleurs aux premières impressions, une seule erreur de la part du plus âgé et il sera très vite mis au parfum. La jeune serveuse en était d’ailleurs le parfait exemple. Petit chaton peut très vite devenir un redoutable tigre, presque affamé, et ça, Scotty, c’est vraiment ton poing faible. Tu ne l’assumes pas vraiment, mais tu ne peux ni le cacher, ni t’en empêcher. C’est comme ça. Il te tirait à présent dans la foule, serrant ce poignet déjà bien trop endoloris d’une certaine façon qui te faisait souffrir. Tu ne disais rien pour le moment, mais tu sentais une désagréable impression qui t’engourdissait alors les doigts et l’avant bras. Tu n’avais presque plus de sensation au niveau de ton poignet et de tes articulations. Dans un élan de force, tu avais tiré sur son bras pour le stopper, un peu trop brutalement sans doute, et ce n’était pas particulièrement voulu. « … Tu m’as gelé le poignet… » Tu regardais la très fine couche brillante sur son poignet, il avait d’ailleurs pris une légère teinte bleuâtre causée par le froid. En réalité, tu étais réellement fasciné par cette faculté, tu n’aurais jamais imaginé que quelqu’un puisse avoir un quelconque pouvoir aussi fantastique qu’il soit. Depuis tout petit, tu n’avais jamais particulièrement cru à la magie, ni même à Dieu ou à tout ce qui touche l’imaginaire, et pour toi c’est peut-être quelque chose qui t’as toujours manqué à l’enfance ; tu n’as jamais eu la naïveté habituelle des autres petit garçons de ton âge, bien trop mature déjà à cette époque là. Tu n’as jamais éprouvé le besoin de jouer au soldat et à l’indien, de toute façon, tu n’en avais pratiquement pas l’occasion. Tu me dirais bien qu’aujourd’hui, tu jouais quotidiennement le jeu du chat et de la souris avec tout ce qui t’entourais, peut importe la personne. Espérais-tu que le plus vieux, ce coréen en particulier, pouvais te faire changer un peu … ? Sans doutes. « … Daeki... » soufflais-tu avant de relever le visage.

Doucement, il avait alors repris ce poignet, plus délicatement cette fois, poignet que tu laissais alors glisser pour attraper ses doigts et sa main pour la lui prendre. De qui parlait-il ? Tu n’osais, étrangement, pas poser une seule petite question, même si au fond, ça t’en brûlais les lèvres. Tu pensais vraiment qu’il avait un univers de vie un peu plus différent que la tienne, et même si ce n’était pas le cas, qu’il pouvait te faire voir les choses autrement, te faire ressentir des émotions que tu n’avais jamais ressenti auparavant. Tu voulais croire, rien de plus, rien de moins, si il pouvait au moins te douter de la douleur qui se cachait là-dessous… Scotty… J’en serais presque sûr que tu en pleurerais, tu n’as pas vécu ça, et même si tu as eu une enfance difficile, jamais ton père n’a pu lever la main sur toi. Tes blessures n’étaient que morales, alors que celle du plus vieux étaient non seulement morales, mais aussi… physique, bien malheureusement. Et tu ne pouvais t’en douter. Doucement tes yeux s’écarquillèrent et s’illuminaient légèrement. Il aimait avoir de ton attention, il ne cherchais d’ailleurs que ça. Jusqu’à maintenant, tu avais fuis lâchement comme si quelque chose allait t’empêcher d’apprécier ce garçon, de nouer des liens avec lui, et voir d’essayer une relation, pas forcément amoureuse, mais durable avec celui-ci. Pourquoi ? ah, c’est juste que tu as une peur bleue de t’attacher aux gens, tu as peur de souffrir, voir même de les faire souffrir. Tu te sens souvent inutile, voir non désiré, alors tu te contente de donner ce qu’on te demande sans même venir y apporter ton avis, parce que de toute façon, avec toi, tout ce qu’on voulait jusqu’aujourd’hui c’était ton cul, et rien d’autre, c’est le cas de le dire. « … T’es vraiment quelqu’un de spécial, c’est moi l’idiot qui m’attache à toi en si peu de temps. Tu devrais déjà être en train de me foutre dehors après qu’on ai conclu nos provocation. Je ne mérite rien d’autre de toute façon. » Tu regard se fit soudain bien plus froid. Perdu un bref instant dans tes pensées, tu pensais à ces 3 ans et demi de calvaire, à être obligé de devenir une pauvre… catin dans les rues de Séoul histoire d’avoir un peu de riz au dinner. Si le plus vieux savait ça, tu pensais qu’il allait simplement t’en vouloir, être écœuré. Tu le suivais doucement, docilement, en silence, massant un peu sa main, comme pour lui dire de s'arrêter un peu, ou au moins de se retourner. « …Je t’apprécie Daeki… A tes justes valeurs, et pas seulement à ton physique. » Les joues rouges, des mots bien difficiles à prononcer. Tu n’en avais jamais l’habitude, ni même l’occasion et… Pour toi, le fait que le plus vieux soit le premier, es un grand pas dans ta petite vie, Scotty. Tu t'approchais alors un moment avant de déposer un bisou simple et chaste sur sa joue. Qu'elle soit froide n'avais plus d'intérêt pour toi, tu en ferais abstraction et tu n'allais sûrement pas le lui rebacher toutes les cinq minutes, à bien remuer le couteau dans la plaie. Sans doute déjà qu'un " bien plus que tu ne le crois " avait envie de se placer à la suite de cette phrase, prononcée déjà sur le ton du mystère...

Oui, Daeki, montre-lui bien plus que ta demeure. Toi, tu t'amusais déjà à t’imaginer l’appartement. « … Si il y a quelque chose qui ne va pas, tu vas rester avec moi… ? J’espère bien, sinon, tu peux te brosser pour que j’te reparle un jour. Tsh. » Comme à tes habitudes, aussi vilaines et vicieuses qu'elles soient, tu ne pouvais pas t'empêcher de retourner sur ta provocation. Mais... Étrangement, l'autre n'avais plus l'air d'être... Enfin, comment dire ? Il avait l’air pensif & anxieux… Pourquoi ?



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MessageSujet: Re: A beautiful journey ... Ironic or not ? [Scotty] Ven 1 Juil - 21:14

Je laissai mes réflexions de côté, oubliant la serveuse, les gens. Ils n'avaient plus grande importance. D'ici quelques courtes secondes, ils s'effaceraient de mon esprit aussi vite qu'ils y étaient rentré. C'est comme si quelque chose de négatif se dégager de ce lieu, à présent. Pas seulement à cause de leurs regards. Mais surtout pour le fait que tu pouvais en souffrir de rester là-bas. Je voyais bien que tu n'aimais pas cette fille pour sa langue bien pendu et tu dois surement repenser à ses types qui t'ont fait du mal. Où est-ce moi qui y pense beaucoup trop. La culpabilité. Voila qu'elle commençait à ronger mon coeur pour en accélerer son battement. Si l'abrutis que je suis, avait été au bon endroit au bon moment, rien de cela n'arriverait. Peut-être serions-nous encore en train de manger. Je n'avais presque pas toucher à mon plateau à force de me torturer la conscience. Mais comme d'habitude, je ne voulais pas en parler et risquer, soit de t'agacer, soit de t'inquiéter. Au fond, on met cela sur le compte de rassasiement et on en parle plus. Pourtant je continue de fuir, ne voulant pas affronter des choses trop disproportionné pour moi. Je ne fuis pas ce lieu pour eux mais pour elle, cette pauvre vendeuse sur qui tu t'acharne. Non, en faites je m'en moque un peu ... C'est plutôt pour toi que je décide de partir, pour ne pas que tu l'agresse d'avantage. Que t'a-t-elle donc fait ? Sans elle, je passerai encore pour l'idiot. Mais ma réaction ne fait pas de moi un mec intelligent. Mettre un pied devant l'autre sans te laisser le temps d'analyser. Te forcer, te presser. Sous le poids du remord, la chaleur de mon corps varie à nouveau. Elle diminue toujours plus. Mon souffle faillit se traduire par de la bué blanche mais heureusement, cela ne se voyait pas. Puis tu me stoppa, net. Ton poignet était gelé. J'en était conscient, sache le. Mais même mes excuses ou mon regard désolé ne pourrait me racheter. Surtout à moi-même. Tu souffrais pour mon égoïsme. à cause de cette faculté. Qu'avait-elle de bien ? Je ne peux même plus toucher les gens sans passer pour un mort vivant ... Et quand eux me touche, alors c'est l’apocalypse. Des questions et encore des questions. Des regards déments comme s'ils venaient de voir le diable. Et moi je minimise. Je ferme mon esprit et me dit que c'est juste un cauchemars, un mauvais moment à passer. Tu le seul à savoir sans fuir, sans me haïr, sans avoir peur. Ai-je le droit d'être possessif pour cela ? Tu crois que je t'appartiens, mais sache que de mon côté, je te veux que pour moi. Mon nom entre tes lèvres m'arracha un frisson qui n'avait pas lieu d'être. Mon coeur s'emballa et je te regardais dans les yeux, me prinçant les lèvres.

Sans broncher, je tentai de reprendre délicatement ton poignet. Ma température variait à nouveau sous ma concentration la plus infime. Ne pas geler, ne pas geler. Me répétai-je sans cesse, mes doigts n'osant presque plus tenir ta peau. Et tes doigts descendirent rejoindre les miens, s'entremellant doucement. Contrôlant le soudain tremblement qui parcourait ma main, le coin de mes lèvres esquissa un léger sourire. Te parler de lui n'était pas chose facile. Indirectement, je ne le faisais pas vraiment. Je supposais juste qu'il ne soit pas là et que cela me réjouirait vraiment. Par chance, tes lèvres ne s'ouvrent pas pour me poser des questions. Qui ? Je ne saurai prononcer ce synonyme de bonheur qui, pour moi, rime avec malheur. Je n'ai jamais rien eu de lui, pourquoi continuer de le défendre pour des coups reçu. J'aurais préféré être indésiré que trop exposé. Certaines cicatrices ne sont pas bonne à voir. Ni celle physiquement, ni celle moralement. Au fond, je ne voulais pas me souvenir de ça et enterrer toute trace du passé au fin fond de ma petite cervelle. Autant celui avec mon père, autant celui avec mes potes, autant celui qui fait de moi l'homme d'aujourd'hui. L'homme qui à grandit dans le vice, se faisant passer pour plus fort, plus viril. Seul la drogue et le vol faisait de cet homme un roi d'un passé dérangé. C'est mieux d'oublier. à présent que voulais-je ? Une personne sur qui compter. Une personne qui serait m'écouter. Certes, je n'ai peut-être pas fait le bon choix. Mais un jour tout changera. Un jour tu seras en mesure d'ouvrir tes oreilles et ton coeur. Un jour tu seras capable d'ouvrir tes lèvres et ton esprit. Un jour tu me feras confiance comme moi je m'entête à le faire. Que tu sois vil, sadique ou cruel. Je te donnerai ma confiance sans hésiter. Tu es la personne qui a prit une trop grande place dans cet organe, et à chaque battement, ta présence ne fait que s'ancrer. Toujours plus profonde, toujours plus douloureuse. Une seule de tes réactions pourrait tout briser. Une seule de tes réactions pourrait m'effacer. Tes mots semblent si dure. Tu n'aurais pas dû d'attacher si facilement à moi, mais tu l'as fait. Tu crois à présent que tes provocations ne seront pas assez vexante pour te débarrasser de moi. Tu as raison. Même si j'y réponds, je ne ferais rien de plus. « Que veux-tu. Je dois vraiment être fou pour ne pas te mettre dehors à chacun de tes mots. » Taquine, Dae Ki, tu ne sais faire que ça. Mon sourire s'agrandit, dévoilant une rangée de dents blanches. « C'est plutôt toi qui est spécial. Surtout pour ne pas avoir disparut dès le début. T'attacher à quelqu'un ne fait pas de toi un idiot ... je serais un gros abrutis.» Qui a dit que je n'en suis pas un ? évidemment que je m'y prenais mal mais je n'ai jamais dit que je savais parler. Je n'aime pas trop cela. M'exprimer avec des mots, c'est si compliqué. C'est difficile de comprendre quelqu'un quand on ne sait rien. être dans l'ignorance est un frein en soit. Mais tu étais dans le même cas. à défaut que toi, tu ne voulais pas savoir. Tu t'en fou, que se soit ma petite personne ou mon passé, ma vie. Mais moi, moi je suis curieux de savoir. Que tu sois un martien, un monstre ou jenesaisquoiencore, mon choix restera le même. Je veux savoir.

Le contact de tes doigts sur ma main me fit ralentir. Ma tête se tourna doucement vers toi alors que j'écarquillai les yeux. De quoi ? Je devais mal entendre. Mes oreilles avaient cru entendre que tu m'appréciais à mes justes valeurs et non pour mon physique. Non, c'est faux. Elle n'avait pas cru entendre, elles avaient entendu. Ta remarque ne manquait pas de me faire plaisir. Mais tu ne pouvais de douter de l'impact qu'elle pouvait avoir sur moi, si bien que mes joues se teintèrent doucement d'une couleur pourpre. Je n'avais pas peur de ressentir cela pour toi. Non. J'avais surtout peur que tu le sache et décide de t'éloigner de moi. Je comprends vite. Même si tu me dis m'apprécier, je ne pense pas que tu t'attendes à une réponse plus osée. alors je me contente de sourire. Les mots auraient trop d'importance pour être dit. Alors mieux vaut ne rien dire. Si je t'explique cela, tu risque de le prend mal et en aucun cas, je ne veux te voir disparaitre. Si je dois te tenir la main jusqu'à la fin des temps, je le ferai. Mais je doute que tu puisse apprécier encore longtemps. Tu finirais gelé et moi je n'aurai plus que les yeux pour pleurer. Parfois faut savoir faire un choix. Aimer ou protéger. c'est étrange mais ... J'eu l'impression que mon corps se réchauffait subitement, créeant une vague de chaleur. Surement une illusion mais j'avais légèrement chaud. Sur le coup, je ne pouvais détourner mes yeux de toi. Ils étaient comme obsédés par la rougeur qui s'emparait de ton visage de félin. Moi non plus je ne savais que dire. Alors je me tais, la bouche entrouverte et les yeux comme des billes. Ce qui n'arrangeait rien une fois que tu dépose un simple baisé sur ma joue. On aurait dit un gosse qui se fait bisouter pour la première fois de sa vie et je dû faire une effort surhumain pour m'enlever cette image de la tête. Moi aussi je t'apprécie et cela n'est pas dû à ton physique. Plus à présent, du moins. Finalement on reprenait notre marche et quittèrent le centre commercial. « Pourquoi je ne resterai pas avec toi ?» Cela ne manquait pas de me surprendre. Où voulais-tu que j'aille ? Même si quelque chose n'allait pas, je ne comptais pas changer pour autant .... je l'espère. Un petit ricanement m'échappe involontairement. Décidement, il y avait beaucoup de raison pour que tu disparaisses. Je vais finir par prendre peur à chacune de tes remarques. Bien qu'elles ne fassent que te concerner. « écoute. Si tu crois que je vais t'abandonner, te jeter ou bien même te délaisser ... Je peux te dire que tu ferais mieux d'oublier tes pensées. En attendant, suis-moi. » Je souris comme un bien heureux en te tirant doucement à ma suite. Prenant différentes rues de Séoul pour rejoindre mon quartier et mon appartement. Tu devais t'attendre à un palace ou un truc normal mais ...C'était pas du grand luxe. Pas de belles portes avec un bouton automatique, pas de portail pour la sécurité, pas d’ascenseur pour les handicapés ou les vieux. Rien qui puisse faire plaisir. Non. ça ressemblait plutôt à des bungalows empilés les uns sur les autres, avec un escalier qui zigzaguait le long du mur principal. heureusement, je vivais au premier palier. Il y avait juste quelques marches à gravir avant de se retrouver devant une porte rouge. Peinte par mes soins parce que le vert écaillé ne me plaisait guère.

« Ce n'est pas le grand luxe vu comme ça ... Mais je n'ai pas les moyens d'avoir autre chose» Pourquoi je me justifie ? J'y peux rien si mon salaire ne me permets pas des folies. enfin, c'est faux. L'intérieure était tout autre. Un canapé en cuir blanc fraichement acheté, un écran plat neuf, un ordinateur portable tronant fièrement sur une table basse en verre ... Des meubles dans les tons noirs et blancs. Du morderne quoi. Je préfère privilégier l'intérieure que l'extérieure. « Tu veux rester là ce soir ? Il n'y a qu'une chambre mais mon lit est assez grand pour accueillir une famille entière.» Deux places ? Non, au moins le double. Bien que ma chambre soit assez triste ou plutôt traditionnel. Des fleurs dans les tons pâles, des rideaux blancs, des draps tout aussi immaculés. Rien de bien exceptionnel. Mais bon, la cuisine était pareil. Frigo américain, cuisinière, lave vaisselle itou itou dans les gris et bois clair. En fait, à voir de dehors, ça a l'air misérable mais dedans, c'est assez luxueux ... Même si la place manque un peu. « Voila mon chez moi. Un commentaire à faire ?» Je souris en te tendant ma main vers ton visage et improvise un micro imaginaire. Je te laissai même faire le tour de l'appartement si cela pouvait te faire plaisir. Et je suis sur que la salle de bain te plairais. Un bain à remous, en plus une douche fermée et des toilettes complexe et électrique ... Des mois et des mois de salaire et d'économie ... Ainsi que d'autre petites choses pas très honnête et qui date, certes.
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